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Santé mentale des étudiants : en parler pour mieux se protéger
Stress, fatigue, angoisse, troubles du sommeil, sentiment de solitude : ces réalités pointées par une récente étude réalisée par Ipsos-BVA* n’épargnent pas les étudiants de l’UPEC. Consciente de ces difficultés, l’Université s’engage pleinement en plaçant la santé mentale au cœur de sa politique d’accompagnement, grâce à une mobilisation collective du Service de Santé Universitaire, des instances étudiantes et de l’ensemble des acteurs des campus.
Un enjeu devenu central depuis la pandémie de Covid-19
La crise sanitaire a agi comme un révélateur. « Avant le Covid, la souffrance existait mais s’exprimait peu ; aujourd’hui, elle explose et se verbalise davantage», rapporte Hervé Jami, directeur du SSU. Une étude interne estime désormais que près de 30 % des étudiants présentent des troubles anxieux.
Cette dégradation de la santé mentale des étudiants ne peut s’expliquer par une cause unique. Elle résulte d’un ensemble de facteurs qui s’entrecroisent : précarité financière, pression académique, incertitudes face à l’avenir mais aussi isolement social et géographique. Pour beaucoup d’étudiants, l’entrée dans l’enseignement supérieur s’accompagne d’un éloignement du cercle familial et des repères habituels, qui peut fragiliser les équilibres personnels souligne Hervé Jami. Cette dimension multifactorielle rend la situation particulièrement complexe à appréhender et à traiter, car aucune réponse isolée ne peut suffire à elle seule.
Dans ce contexte, l’accès aux soins constitue un enjeu central. Or le parcours de soin en psychiatrie est souvent saturé. Les délais pour consulter, le manque de professionnels dans le secteur public compliquent encore la prise en charge des étudiants en difficulté, alors même que leurs besoins en accompagnement n’ont jamais été aussi visibles.
Face à cette pression accrue, l’université a structuré une réponse intégrée articulée autour de la prévention, de la proximité et d’un accès facilité aux soins.
Le SSU, pivot d’un écosystème repensé
En première ligne, le Service de Santé Universitaire joue un rôle central dans le repérage, l’écoute et l’orientation des étudiants. Ses actions ont été renforcées :
- Déploiement massif des formations Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) pour former personnels et étudiants à accueillir la parole ;
- Renforcement de l’accès aux soins psychologiques, notamment grâce au dispositif national Santé Psy Étudiant et aux trois psychologues du SSU ;
- Collaboration étroite avec les associations, les composantes universitaires et les acteurs territoriaux pour lutter contre l’isolement.
Cette approche vise autant à accompagner les situations de détresse qu’à construire un environnement de prévention solide et durable.
Les étudiants relais santé : une proximité générationnelle qui facilite la confiance et libère la parole.
Parmi les innovations structurantes, le réseau des étudiants relais santé occupe une place clé. Présents sur tous les campus, ces étudiants — entre 15 et 20 au total — assurent un rôle d’interface au quotidien. Ils informent leurs pairs sur les dispositifs, expliquent comment prendre rendez-vous, orientent vers des psychologues et contribuent à déstigmatiser la demande d’aide.
Formés aux PSSM, ils sont également mobilisés lors d’événements sur les campus et jouent un rôle essentiel dans la médiation entre étudiants et services de santé.
« Nous sommes souvent les premiers interlocuteurs des étudiants en difficulté », témoigne Lara, étudiante relais santé. « Beaucoup découvrent l’existence du SSU grâce à nous.»
Une politique de valorisation de l’engagement étudiant
Depuis la pandémie, l’engagement autour de la santé mentale connaît un véritable essor : de plus en plus d’étudiants souhaitent s’impliquer dans les actions de soutien et de prévention.
Consciente de l’importance de ces missions, l’UPEC valorise désormais l’engagement de ces étudiants. Leurs actions peuvent donner lieu à une bonification de la moyenne générale et enrichissent fortement les CV.
Enseignants, premiers témoins du mal-être
Les enseignants jouent eux aussi un rôle crucial. Souvent alertés par des comportements inhabituels, ils sollicitent le SSU pour signaler des étudiants en difficulté et exprimer parfois leur impuissance.
Pour y répondre, l’UPEC déploie des formations PSSM spécifiques, destinées à fournir les outils nécessaires pour agir.
Une attention particulière est portée aux étudiants internationaux et aux primo-entrants, identifiés comme publics potentiellement plus fragiles.
Une stratégie globale pour une université plus inclusive
L’ensemble de ces initiatives dessine une stratégie claire : faire de la santé mentale un axe structurant de la réussite étudiante.
Plus qu’une série de dispositifs, l’UPEC construit un véritable écosystème où personnels, étudiants, services de santé et acteurs pédagogiques travaillent ensemble pour répondre aux besoins croissants.
En renforçant l’information, la proximité et l’accès aux soins, l’UPEC se positionne comme un établissement pionnier dans la construction d’un campus plus inclusif, plus attentif et plus solidaire.
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