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Santé mentale : une recherche engagée à l’UPEC
Face à l’augmentation des troubles psychiques, notamment chez les jeunes, l’UPEC s’appuie sur une recherche de pointe pour mieux comprendre, prévenir et accompagner les problématiques de santé mentale. Cette recherche s’inscrit dans une approche résolument pluridisciplinaire conduites par différentes équipes qui, à la croisée de la psychiatrie, de la biologie, des sciences de l’environnement et des sciences humaines, explorent les multiples facteurs qui influencent l’équilibre psychologique.
Marion Leboyer : un nouveau regard sur les maladies mentales
Dépression, bipolarité, autisme… Non, ces maladies ne sont pas que "dans la tête" mais liées à l’interaction complexe entre facteurs génétiques, infectieux, immunologiques, environnementaux. La psychiatre Marion Leboyer s’active sans relâche à le démontrer…
Fortement ancrée dans la pratique hospitalière, sa recherche se distingue par sa dimension translationnelle : les découvertes fondamentales sont rapidement mises à l’épreuve du terrain clinique, grâce aux patients suivis au GHU Henri Mondor. Cette articulation étroite entre laboratoire et soin lui a valu une reconnaissance nationale, notamment avec l’attribution du Grand Prix Inserm 2021.
En mars 2026, dans une interview de la revue Egora, elle développe une approche genrée, soulignant la grande vulnérabilité des femmes et insistant sur la nécessité d’une approche spécifique : si la santé mentale des femmes constitue encore largement un continent inexploré, « elles sont pourtant environ deux fois plus susceptibles de développer un trouble anxieux ou un trouble dépressif que les hommes. La santé mentale des femmes est un sujet encore très invisible, notamment lorsqu’on sait qu’environ 80 % des femmes déprimées ne sont pas soignées dans de très nombreuses régions du monde ! On en parle encore trop peu, même en France ».
Pollution et santé mentale : un enjeu de santé publique
Des travaux menés à l’IMRB montrent également des liens avérés entre pollution de l’air, santé humaine et santé mentale, soulignant l’impact des facteurs environnementaux sur le risque et l’évolution des troubles psychiques.
Les recherches conduites à l’UPEC mettent en évidence l’influence de la qualité de l’air sur le cerveau et le bien-être psychique. L’exposition aux polluants atmosphériques est aujourd’hui associée à une augmentation du stress, des troubles anxieux et dépressifs, et pourrait jouer un rôle dans l’aggravation de certaines pathologies psychiatriques. Ces travaux ouvrent des perspectives nouvelles pour la prévention, en lien avec les politiques environnementales et de santé publique.
De plus, l’existence d’un lien entre urbanicité et trouble psychotique est une donnée maintenant clairement établie : plus le taux d’urbanicité est élevé, plus le risque de psychose est important. Des travaux sont menés dans nos unités de recherche afin d’expliquer cette association.
Antoine Pelissolo : écrans, IA et nouveaux risques psychiques
Autre figure majeure de la psychiatrie à l’UPEC, le Pr Antoine Pelissolo contribue depuis de nombreuses années à la compréhension et à la prise en charge des troubles anxieux, des phobies et des troubles de l’humeur. Ses travaux, à la croisée de la recherche clinique, de la psychologie et de la psychiatrie, interrogent les liens entre vulnérabilités individuelles, facteurs environnementaux et organisation des soins, avec une attention particulière portée à l’accessibilité et à la qualité des parcours de prise en charge.
Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement aux effets des usages numériques sur la santé mentale. Ses travaux interrogent l’impact des écrans, des réseaux sociaux et, plus récemment, des intelligences artificielles conversationnelles sur le développement affectif, les relations sociales et la vulnérabilité psychique.
Si les connaissances restent en construction, plusieurs signaux alertent sur les risques d’isolement, de dépendance émotionnelle et de fragilisation psychique, en particulier chez les publics les plus jeunes ou les plus vulnérables. Ces recherches visent à mieux comprendre ces usages émergents afin d’en prévenir les dérives et d’en accompagner les pratiques de manière responsable.
Une recherche au service de la société
En croisant biologie, environnement et sciences humaines, l’UPEC contribue à une approche globale de la santé mentale, tournée vers la prévention, l’innovation et l’impact concret sur la vie quotidienne. Une recherche engagée, au service des patients, des étudiants et de la société.
Cette excellence scientifique s’inscrit dans un écosystème régional dynamique. En Île-de-France, les financements portés par le GIRCI*, le PHRC interrégional **, l’Agence régionale de santé et la Région elle-même soutiennent la structuration de la recherche en psychiatrie.
Sources
Table ronde à l’UPEC : La santé mentale petite ou grande cause ?
Fondation FondaMental
* Groupement Interrégional de Recherche clinique et d'Innovation d'Île-de-France
** Programme hospitalier de recherche clinique interrégional
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