À l’Université Paris-Est Créteil, le Mois de l’Égalité et de l’Inclusion est un temps fort de notre vie universitaire. Pour sa troisième édition, il rassemble notre communauté universitaire autour d’un objectif clair : faire vivre concrètement les valeurs d’égalité, d’inclusivité et de justice sociale.
Conférences, tables rondes, ateliers de sensibilisation, formations, expositions, projections-débats, temps d’échanges avec les associations étudiantes ou institutions culturelles. Cette diversité de formats traduit une conviction profonde. Les questions d’égalité et de lutte contre les discriminations doivent irriguer toutes les activités de l’université et répondre aux grands enjeux de notre société.
Les travaux et les enquêtes le démontrent : l’université n’est pas un îlot préservé. Elle est traversée, comme l’ensemble de la société, par les inégalités et les discriminations. Face aux discours de haine et à toutes les formes de violence qui fragilisent le pacte républicain, l’université ne peut détourner le regard. Elle doit au contraire être un lieu de dialogue, de débat éclairé et de protection des personnes.
Depuis mon élection à la présidence, j’ai voulu que cette priorité soit structurée et inscrite au cœur de notre gouvernance. L’élection de Francine Nyambek-Mebenga comme Vice-présidente Égalité, Inclusion et Lutte contre les discriminations traduit cette volonté d’agir avec cohérence et rigueur. Les
premiers résultats de l’enquête Acadiscri, qui seront présentés le 26 mars, dessinent une première cartographie des multiples discriminations au sein des universités.
À l’Université Paris-Est Créteil, nous avons fait le choix d’une approche pleinement transversale : nous combattons toutes les formes de discriminations, qu’elles soient liées au genre, à l’orientation sexuelle, au handicap, à la santé, aux situations sociales, au racisme ou à l’antisémitisme. Ces discriminations ne s’additionnent pas seulement, elles se croisent, se renforcent et produisent des inégalités complexes. Les combattre exige une stratégie globale et des initiatives concrètes. L’amélioration de notre dispositif pour le traitement des violences sexistes et sexuelles et des discriminations en constitue un premier jalon.
S’attaquer aux discriminations ne se résume pas à réagir : il s’agit d’anticiper, de prévenir et de former. Cela suppose d’interroger nos pratiques, nos recrutements, nos représentations, nos enseignements, d’enrichir nos dispositifs et offres de formation, de soutenir notre recherche. Plus encore, cela implique de faire en sorte que la promesse d’égalité se concrétise dans le quotidien, dans les bureaux, les salles de cours, les espaces sportifs, culturels, associatifs, et dans toutes les interactions de la vie universitaire.
Le
Mois de l’Égalité et de l’Inclusion s’inscrit pleinement dans cette ambition : faire de l’UPEC une université exemplaire dans la défense de l’égalité, fidèle aux valeurs républicaines et résolument engagée contre toutes les formes de discrimination. Nous poursuivons ce combat essentiel pour notre université et pour la société tout entière avec constance et détermination.
Karine Bergès
Présidente de l’Université Paris-Est Créteil.