L’Amazonie à Créteil : un programme intensif Aurora sur les futurs de la bioéconomie
Publié le 5 novembre 2026
Du 26 au 30 octobre, l’AEI International School a accueilli des étudiants de l’UPEC ainsi que de plusieurs universités partenaires de l’alliance Aurora comme l’université Federico II (Italie), l’université d’Islande, l’université Palacky (Tchéquie) et la Copenhagen Business School. Les étudiants ont travaillé une semaine sur la bioéconomie de la sociobiodiversité, avec l’Amazonie comme terrain de référence.
BIP Futures of Bioeconomy of Sociodiversity
Un an après la COP30 de Belém, l’Amazonie reste au centre des débats sur la transition écologique. Une partie de ces débats porte sur la manière d’en vivre sans la détruire. L’açaí, le cacao, la noix du Brésil, les huiles et les fibres viennent de la forêt et des savoirs des peuples qui l’habitent. La bioéconomie de la sociobiodiversité désigne les économies fondées sur ces produits lorsqu’elles maintiennent la forêt debout et laissent la valeur aux communautés qui la font vivre. Leur avenir reste ouvert : un même fruit peut alimenter une filière d’exportation standardisée comme une économie territoriale.
Réflexion sur les futurs possibles
Les participants du Blended Intensive Programme "Futures of Bioeconomy of Sociobiodiversity" travailleront sur ces futurs possibles. Le programme est organisé par la Chaire UNESCO Futures of Education for Health and Living Well, à l’AEI International School, dans le cadre de l’alliance européenne Aurora, et il est cofinancé par Erasmus+. Il s’est ouvert le 20 octobre par une séance en ligne d’Isabel Froes, de la Copenhagen Business School, sur la bioéconomie et la durabilité. Il s’est poursuivi par une semaine sur le campus de Créteil.
Le lundi, un laboratoire de Futures Literacy a ouvert la semaine sur les futurs de l’alimentation et de la bioéconomie. Cette méthode, développée par l’UNESCO, aide à faire apparaître les hypothèses que nous formulons sur l’avenir. Le mardi matin, José Augusto Lacerda Fernandes, de l’Universidade Federal do Pará (UFPA), a présenté des expériences d’innovation sociale en Amazonie. Il est intervenu aux côtés d’étudiants de l’UPEC revenus de l’école immersive que l’université a organisée en septembre entre Belém et Santarém, avec l’UFPA et l’Universidade Federal do Oeste do Pará. L’après-midi, Lívia Torres, chercheuse à l’Embrapa, l’institut brésilien de recherche agronomique, a présenté les scénarios de la bioéconomie qu’elle a coordonné.
Le mercredi matin, Ramon Rispoli et Benedetta Toledo, de Federico II, ont animé un micro-hackathon qui transforme les défis repérés depuis le début de la semaine en idées de projets. L’après-midi, le groupe a visité le Salon du Chocolat à Paris. Le cacao est originaire du bassin amazonien, et sa filière permet d’observer concrètement comment la valeur d’un produit forestier se répartit, du producteur au consommateur. Le jeudi a été consacré au travail en équipes. Le vendredi, chaque équipe internationale a présenté son projet d’entreprise sous la forme d’un poster et d’une courte vidéo.
"La bioéconomie amazonienne pose d’abord une question de futurs : qui décide de ce que deviendra la forêt, et à partir de quelles hypothèses ? Nous demandons aux étudiants d’apprendre à repérer ces hypothèses avant de concevoir leurs projets", explique Felipe Koch, maître de conférences à l’AEI International School, titulaire de la Chaire UNESCO et coordinateur du programme.
Le programme prolonge la coopération que l’UPEC construit depuis plusieurs années avec l’UFPA. Pendant une semaine, Créteil est devenu un lieu de travail commun entre étudiants européens, chercheurs et praticiens brésiliens.