Motion du Conseil d'administration de l'UPEC relative aux dispositions du projet de la loi de finances 2026 concernant les étudiants extra-communautaires

Publié le 19 décembre 2025

Réuni en séance le 19 décembre 2025, le Conseil d’administration de l’UPEC a adopté à l’unanimité une motion relative aux dispositions du projet de la loi de finances 2026 concernant les étudiants extra-communautaires.

Le Conseil d’administration de l’Université Paris-Est Créteil a pris connaissance des dispositions du projet de loi de finances pour 2026 relatives aux conditions d’accueil et de vie des étudiants internationaux, et en particulier des étudiants extra-communautaires.

L’UPEC accueille chaque année plus de 4 000 étudiants internationaux, qui contribuent pleinement à la richesse académique, scientifique et culturelle de l’université, et plus largement à son rayonnement national et international. À ce titre, l’université est particulièrement attentive aux conditions matérielles, sociales et administratives qui conditionnent la réussite de ces publics.

Le Conseil d’administration exprime ses préoccupations quant aux effets potentiels que pourraient avoir certaines mesures envisagées dans le cadre du projet de loi de finances 2026, notamment :
  • l’augmentation de 100% des frais liés aux démarches de visa étudiant ;
  • la suppression à l’accès aux aides personnelles au logement pour une partie des étudiants extra-communautaires.
Ces évolutions sont susceptibles d’accentuer les difficultés financières rencontrées par des étudiants dont une part significative connaît déjà des situations de précarité, comme en témoignent les dispositifs d’aide sociale et d’urgence mobilisés par l’université et le CROUS.

Le Conseil d’administration rappelle que :
  • la réussite étudiante est une priorité majeure de l’université ;
  • l’attractivité internationale de l’enseignement supérieur français repose sur un accueil soutenable et non discriminatoire des étudiants internationaux.
Dans ce contexte, le Conseil d’administration :
  • appelle à une évaluation approfondie de l’impact social et académique des mesures envisagées sur les étudiants internationaux ;
  • s’oppose fermement à l’instauration de toute forme de préférence nationale dans l’accès des aides et dénonce ces attaques ciblées, qui constituent une barrière financière discriminatoire à l’accès à l’enseignement supérieur ;
  • souhaite que les politiques publiques relatives à l’enseignement supérieur et à la vie étudiante veillent à ne pas fragiliser les publics les plus exposés à la précarité ;
  • réaffirme son attachement aux principes d’égalité de traitement, d’ouverture et d’inclusion qui fondent le service public de l’enseignement supérieur.
Le Conseil d’administration rappelle l’importance d’un dialogue étroit entre l’État, les établissements d’enseignement supérieur et les acteurs de la vie étudiante, afin que les politiques publiques mises en œuvre préservent les principes d’égalité, d’inclusion et de réussite étudiante.