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Lutter contre l’échec à l’université, favoriser la réorientation : la Faculté d’économie de l’UPEC s’y emploie !

Publié le 10 décembre 2015

Les chiffres de la réussite universitaire sont sévères: sur 500 jeunes bacheliers inscrits en première année d’économie à l’UPEC, à peine 350 passent leurs examens de fin d’année et moins de 250 valident cette première étape. Les chiffres sont comparables, voire meilleurs que dans d’autres filières, mais c’est une piètre consolation. Ce constat ne peut satisfaire les enseignants et les responsables de formation qui s'emploient à agir pour changer les choses.

Date(s)

le 10 décembre 2015

Dans le cadre d'un dispositif intitulé « 60 jours », la Faculté d’économie de l’UPEC tente de remédier à cet échec qui n’est pas une fatalité. En amont, 5 000 lycéens envisageant des études d’économie ont reçu un courrier individuel (via APB), encourageant les uns, mettant en garde ou décourageant les autres en fonction de leurs notes de terminale.

Les nouveaux inscrits ont été mobilisés dès l’été : la Faculté a ainsi reçu 250 jeunes bacheliers dès le 11 juillet, pour les aider à préparer la rentrée. Des cours de mise à niveau ont été donnés à tous en septembre, avec un test de positionnement qui a permis de déceler ceux qui, malheureusement, n’étaient pas au niveau.
 
Pour cela et afin de leur éviter une année dont l’issue prévisible serait un échec sur les bancs de l’université, une réorientation en BTS a été proposée (après recensement des places libres en octobre). Une douzaine d’élèves se sont montrés intéressés, les autres ont la possibilité de suivre un semestre de mise à niveau pour tenter de se réorienter avec succès : une dizaine d’étudiants se sont engagés dans ce processus.
 
Aujourd’hui, les étudiants qui restent inscrits en première année de licence voient leurs efforts soutenus par des contrôles réguliers, un meilleur encadrement, qui a supprimé les grands amphithéâtres anonymes de 500 personnes au profit de plus petits groupes (de 25 à 150 étudiants maximum).
 
Les économistes savent compter : chaque étudiant coûte 6000 € à la Nation, qu’il réussisse ou pas. Dépenser 6000 € à l’une de ces actions d’orientation et faire réussir ne serait-ce qu’un étudiant de plus, c’est dépenser l’argent des contribuables utilement. Et faire réussir deux ou dix jeunes de plus, c’est être soucieux à la fois de l’intérêt individuel (la réussite des étudiants) et de l’intérêt collectif (les dépenses de l’État).
 
Le dispositif « 60 jours » mis en place au sein de la Faculté de sciences économiques et de gestion permet une lutte efficace et individualisée contre l’échec massif en première année de licence.