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L'axe Francophonie(s) et plurilinguisme(s)

Publié le 20 décembre 2017 Mis à jour le 20 décembre 2017

La francophonie, comme concept et principe pour la recherche et comme domaine de formation, doit constituer un axe stratégique pour l’internationalisation de l’UPEC.

La recherche et la formation menées dans le domaine de la francophonie ont valu à l’UPEC une visibilité régionale, nationale et internationale. Le concept de francophonie ne renvoie pas uniquement à des questions d’ordre linguistique. Déclinée au pluriel, la francophonie englobe des pratiques et des savoirs qui reflètent la richesse et la variété des pays et des acteurs culturels dont le français est un moyen d’interaction et un outil de travail.
Le concept de plurilinguisme qui lui est associé décrit la diversité des pratiques de formation au sein de notre établissement tout en mettant l’accent sur des activités de recherche qui impliquent fréquemment d’autres langues que le seul français. Le second terme de l’axe renvoie également à la vitalité culturelle et linguistique qui donne son identité à la communauté universitaire de l’UPEC, en vertu du bassin de recrutement de ses usagers, du nombre élevé d’étudiants en provenance de pays étrangers ou en mobilité sortante vers ceux-ci, sans oublier la multiplicité des origines géographiques de ses personnels.

Alors que l’UPEC s’engage dans des projets de développement et d’accompagnent de formations au Maghreb et en Afrique sub-saharienne la question du plurilinguisme se pose avec autant d’acuité en France que dans les autres pays francophones où le français n’est pas la seule langue officielle ou de grande diffusion.
La francophonie, comme concept et principe pour la recherche et comme domaine de formation, doit constituer un axe stratégique pour l’internationalisation de l’UPEC.

Parmi les questions pointées par les participants aux premières réunions :
- liens à renforcer avec les pays francophones, en particulier le Sénégal et la Côte d’Ivoire
- réflexion sur nos pratiques pédagogiques en langue étrangère. Comment s’en emparer efficacement plutôt que de les subir comme un impératif de réussite économique ?
- les littératures francophones convoquent un savoir particulier qui s’appuie historiquement sur l’interdisciplinarité et le dialogue des traditions académiques : voir par exemple les études littéraires francophones en France, dans les autres pays francophones et en Europe vs la French Theory dans les études postcoloniales. Elles impliquent le comparatisme et une réflexion épistémologique de décentrement.
- loin de se concentrer sur la « francophonie du passé » (M. Fumaroli), replacer le français et ses nombreuses déclinaisons dans une géographie urbaine plurilingue, à l’image, par exemple de « Franco Presses », qui étudie à Sarrebrück la presse en langue étrangère dans l’espace francophone.
- la « pensée » française (que ce soit dans la théorie littéraire, les sciences sociales ou le droit) est toujours vivace à l’étranger. Quels sont les enjeux de sa vitalité et de sa dissémination ? Quelle image du monde véhicule-t-elle ? Comment se nourrit-elle de son contact avec d’autres pratiques ou d’autres traditions, francophones et non-francophones (en Amérique latine principalement) ?
Sa prise de compte permettrait d’initier une réflexion épistémologique sur les structurations scientifiques et les pratiques pédagogiques selon les contextes linguistiques /culturels. L’étude des textes (en droit, en sciences, en littérature) et des discours en plusieurs langues révèle que penser dans une autre langue, revient à penser autrement.