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Médaille de bronze 2019 du CNRS pour Aline Garnier

Publié le 27 mars 2019

Aline Garnier, maître de conférences en géographie à la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines de l'UPEC, membre du Laboratoire de Géographie Physique (LGP), a reçu la médaille de bronze du CNRS pour ses travaux de recherche.

aline-garnier
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La médaille de bronze du CNRS récompense un premier travail consacrant un chercheur spécialiste de son domaine. Cette disctinction représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.

Maître de conférences en géographie à l’UPEC depuis 2014, Aline Garnier est rattachée au Laboratoire de Géographie Physique (LGP) UMR 8591 CNRS. Géomorphologue et paléoenvironnementaliste,, spécialiste des rivières et des zones humides tropicales, elle reconstitue l’environnement des sociétés passées. Elle étudie notamment l’évolution des paysages végétaux en s’intéressant à l’impact des activités humaines depuis les débuts de l’agriculture jusqu‘à nos jours.

Depuis sa thèse réalisée à l’Université de Caen et au laboratoire d’Archéobotanique africaine de l’Université de Francfort (Allemagne), elle développe une méthode de recherche originale, celle de l’analyse des phytolithes. Celle-ci encore peu utilisée, correspond à l’identification et l’interprétation de restes siliceux microscopiques produits par les plantes et conservés dans les sols et sédiments après leur décomposition.
Aline Garnier s’implique aujourd’hui dans plusieurs programmes de recherche internationaux et collabore avec des chercheurs d’autres disciplines (archéologie, ethnologie, géoarchéologie, écologie, chimie, datation etc.) et d’autres institutions (Dakar, Lomé, Genève, Nice, Toulouse, Paris, Angers, Bordeaux).

Ses terrains de recherche concernent principalement l’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Togo) où elle étudie les conséquences de l’émergence et des transformations des pratiques des sociétés sur l’environnement (agriculture, métallurgie etc.). Ses compétences l’ont amené à participer à des programmes de recherche sur la gestion des ressources naturelles (eau, végétal, sols) des territoires des cités mayas au Guatemala ou encore sur les dynamiques des systèmes agraires et hydrauliques d’oasis de la péninsule arabique (E.A.U, Oman) au cours des cinq derniers millénaires. Parallèlement, elle contribue au sein d’une équipe interdisciplinaire à reconstituer les pratiques alimentaires et de consommation des sociétés passées à partir de l’étude des phytolithes conservés dans les vestiges archéologiques (poteries, pipes etc.).

Son intérêt pour la question de l’impact des Sociétés sur les paysages et la biodiversité l’amène à élargir ses terrains d’étude et aujourd’hui à co-animer le thème «Anthropisation, gestion des milieux et dynamiques paysagères » du laboratoire LGP.